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Une mémoire pour les Pygmées Aka du Congo Brazzaville

Sorel Eta, passionné par la culture des Pygmées Aka qui habitent les forêts de son pays, le Congo Brazzaville se consacre à mieux faire connaître la culture et le mode de vie des derniers peuples de la forêt équatoriale à travers le musée qu'il a créé à Brazzaville et le groupe Ndima qui promeut les chants polyphoniques, des danses et musiques pygmées.

Lauréat en 2017 de la bourse ANAKO, il s'attache depuis lors, en partenariat avec la Fondation ANAKO, à constituer une mémoire audiovisuelle de la tradition orale, des modes de vie ancestraux et des rituels de la société Aka.

Les Yawalapiti du Xingu enregistrent leur culture et écrivent leur mémoire audiovisuelle

Contexte

En 1943, le gouvernement brésilien monte l'expédition Rocandour-Xingu avec comme objectif d'établir le contact avec de nombreux groupes amérindiens localisés dans la région centrale du Brésil. Cette mission est confiée aux frères Villas Boas qui, durant quarante ans, auront la délicate charge d'amortir le choc brutal entre deux civilisations que tout oppose. Le Parc du Xingu est officiellement crée en 1961 dans le nord du Mato Grosso, une région de transition entre le cerrado et la forêt tropicale. Le parc abrite de nombreuses communautés amérindiennes (Aweti, Ikpeng, Kaiabi, Kalapalo, Kamaiurá, Kuikuro, Matipu, Mehinako, Mahukwá, Suya, Tapaiuna, Trumaï, Waurá, Yawalapiti, Yudja) et est parcouru par le Xingu - affluent de l'Amazone - et de nombreuses rivières.

Cette région est riche en vie animale : jaguars, tapirs, cabiais, oiseaux, singes, cochons sauvages ?etc, peuplent les terres fermes alors que les rivières, lacs et lagunes sont colonisés en grandes quantités par les poissons comme les tucunarés, pacus, matrinxas? etc.

L'année est divisée en deux saisons distinctes : la saison humide d'octobre à avril et la saison sèche de mai à septembre. Les Indiens adaptent leurs activités économiques et culturelles en fonction de ces deux périodes. La saison sèche est la période des expéditions de pêche et de collecte ainsi que celle des grandes cérémonies.

Les groupes amérindiens du Parc indigène du Xingu appartiennent à des familles linguistiques différentes : aweti, tupi-guarani, juruna, aruak, karib, trumaï, jê. Or, il est intéressant de noter que les Amérindiens ont réussi à établir un système d'échange inter-tribal qui a favorisé une certaine uniformité de la culture indigène.

De nombreux rituels pratiqués par un groupe ont été adoptés par les autres tribus. Ainsi, le Kuarup d'origine Kamaiurá, le Javari, rituel des Trumaï ou bien encore la fête des femmes du Yamarikumá des kalapalo sont inscrits aux calendriers des cérémonies de tous les villages.

Mais comment maintenir la vivacité des traditions dans un contexte de mutations ? Tel est le défi que doivent relever la plupart des ethnies amérindiennes des basses terres d'Amérique du Sud. Les peuples du Parc du Xingu ne sont pas épargnés par les agressions extérieures - écologiques, sociales, culturelles - et désirent agir avant que les limites irréversibles ne soient franchies.

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Les Mentawaï de l'ïle de Sibérut en Indonésie enregistrent leur culture

 Contexte

Les Mentawai, communément appelé, "les hommes fleurs" habitent un petit archipel au large des côtes de la grand île de Sumatra.

Menacés par les déforestation, par le prosélitisme chrétien et musulman très actifs dans l'archipel et par le tourisme de masse, cette petite société traditionnelle voit ses liens à la tradition et à la spiritualité enseignées par ses ancêtres coupés les uns après les autres.

Liki, un jeune Mentawai et quelques uns de ses amis ont décidé de réagir en allant à la rencontre des anciens pour enregistrer leur parole et de filmer les rites et rituels de la riche tradition animiste des Mentawai avant qu'il ne soit trop tard et qu'elle ne disparaîsse à jamais sans laisser trace pour les générations qui suivront. Lesquelles, perdront , si rien ne se fait, tous leurs repères et toute référence à leurs racines culturelles, spirituelles et identitaires.

 

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Garder la mémoire des derniers animistes du Nagaland et de l'Arunachal Pradesh

 Contexte

Le Nagaland et l'Arunachal Pradesh sont deux états du Nord Est de l'Inde qui sont restés strictement interdits aux visiteurs extérieurs jusqu'au début des années 2000.

Ils sont peuplés majoritairement d'ethnies montagnardes tibétaines, sino tibétaines ou tibéto birmanes dont certaines comme les Wangsho Naga ou les Apa Tani ont su préserver jusqu'à nos jours leur spiritualité animiste, leurs traditions orales et leurs riches patrimoines culturels.

L'ouverture de ces régions au tourisme de masse, l'arrivée de nombreux migrants indiens et bengladeshis ainsi que l'activité intense des églises baptistes pour convertir aussi rapidement que possible ces populations compromettent aujourd'hui les chances de survie de cette spiritualité animiste et des riches patrimoines culturels des différentes ethnies et tribus de ces régions qui s'étirent sur les premiers contreforts de l'Himalaya et dans les monts Naga aux confins de l'Inde, de la Chine et de la Birmanie.

 

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